de Ulli Lust, aux éditions Ca et Là (2010)

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Road-(s)trip autobiographique qui ramène l’auteure en 1984, époque où elle est une jeune punk autrichienne de 17 ans qui décide, sur un coup de tête, de passer la frontière italienne avec son amie Edi afin de profiter de quelques semaines au soleil.

Mais l’euphorie du départ vers l’inconnu, sans papiers d’identité ni argent, laisse vite la place à une angoisse sans cesse croissante. Car plus elles approchent du sud de l’Italie et de la Sicile, et plus elles sont confrontées au machisme ambiant et à la violence, verbale ou  physique, à l’omniprésente connotation sexuelle.

Et quand on est une jeune femme de 17 ans, à l’étranger, sans argent avec pour seule compagnie et conseils une meilleure amie aussi nympho que mytho et quelques marginaux, les choses ne font qu’empirer : mendicité, drogue, viol, prostitution,…

J’ai adoré ce gros (600 pages) roman graphique qui aborde la violence envers les femmes avec justesse et sensibilité. Et que l’on soit un homme ou une femme, on referme tous ce bouquin en étant un peu plus féministe.

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