de Hideo Azuma, aux éditions Kana (2007)

couv


Ce manga autobiographique peut d’abord surprendre par son dessin quasi enfantin, qui contraste avec son propos grave. Il faut savoir que c’est un parti pris de l’auteur ,  afin d’avoir la distanciation nécessaire pour pouvoir raconter son histoire sans  trop subir l'anxiété et la tristesse qui en découlent.   
 
Car elle est plutôt triste cette histoire : mangaka connu et reconnu, Azuma perd pied et se sent  happé par son travail jusqu’à penser au suicide et finir par fuguer. Vient alors le récit de ses mois de vagabondage, campant à l’orée de la ville, se nourrissant des déchets des poubelles.

Puis, telle une bouffée d’oxygène, on assiste à son retour dans la société, dans le monde du travail, pour ne retomber que plus bas. Nouvelle fugue, petit boulot manuel, alcoolisme et enfin cure de désintoxication : rien ne sera épargné à Azuma.

Journal d’une disparation est un bon manga qui, même si il ne l’analyse pas, dépeint un problème qui ne semble pas si rare au Japon.

 

disparition   disparition1   disparition2   disparition3